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Petite prose de la chute et de la glissade 

 

OUVERTURE

(Extrait)

«...C'est bien là l'impasse : le désert ne te semble parler qu'à ceux qui le traversent, dans la solitude de leur singularité. Cette loi dépasserait notre intelligence scientifique pour réfléchir notre humanité. ..Le silence de l'aridité se percevrait il dans la chair inspirée ?

Il arrive que certains reviennent de très loin ; bien sûr que toi, comme eux... D'autres compagnons te le rappellent parfois quand tu te désaimes d'avoir ce corps...Vous seuls mesurez dans l'intensité sensible l'étendue du chemin, et ça ne te console pas, ce savoir particulier pour vous n'a aucun sens, ou guère. S'il ne peut fleurir dans le jardin de notre humanité. Mais tu n'ouvres plus de force la tête (pour laquelle tu as une attention très délicate) de ceux qui en refusent la connaissance. Piégé(e) alors à être reconnu(e) exclusivement dans son clan ?... »

 

Magali Brossaud. Petite prose de la chute et de la glissade. 2011

Réalisation : Dusoleildanslatête@gmail.com

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© magali brossaud - 2024

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